Chapter 1

"- "She adored New York City.
She idolised it all out of proportion. "

- Uh, no. Make that "She romanticised it
all out of proportion."  "

 

"Manhattan", Woody Allen

What about me ?

Une "frenchy" fraichement débarquée a New York pour 18 mois.

 

Ce blog : Mon regard et quelques péripéties pendant ces 548 jours (et peut être plus…)

 

Ce blog n’a pas pour prétention d’être un n-ième blog sur New York ou de donner l’actualité et les bons plans d’une ville qui bouge à la vitesse des lumières publicitaires de Times Squares. Mais simplement de raconter à travers quelques anecdotes et commentaires ce chapitre New Yorkais de ma vie. En espérant qu'à travers quelques mots, vous puissiez ressentir l’atmosphère de cette ville.

Sommaire

Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 05:06

Tout commence en novembre 2009. C’est la première fois que je mets les pieds à New York. Certes, arriver au début de l’hiver n’était pas la meilleure idée à avoir. Mais j’avais eu une si belle opportunité (celle de décrocher un contrat de travail de 18 mois dans Manhattan) qu’il n’était pas question de rechigner devant la perspective de températures négatives !

 

J’étais donc super excitée a l’idée de pouvoir découvrir et explorer cette ville qui fascine tant mais aussi de me faire une véritable opinion, loin du mythe et du New York de Sex and the City ou des films de Woody Allen.

 

Travailler à New York me permettrait aussi de vivre au rythme de ses habitants. Je m’imaginais déjà pouvoir porter mon tailleur, baskets au pieds, mug a la main, buvant mon café en vitesse et pressant le pas pour optimiser ma journée de travail des le matin! 

 

Me voila donc fraichement débarquer sur la grosse pomme! Le saut au dessus de l’Atlantique fut grand et brutal… Originaire d’un petit village dans le sud de la France, débarquant a l’aéroport avec 50kg de bagages et mon ordinateur portable, emmitouflée sous trois pulls, deux écharpes et un manteau… je me suis un instant sentie perdue… et alors que l’officier d’immigration me répétait tel un robot et avec un agacement croissant le nom d’un document que je ne pensais pas à trouver, je me suis demande un instant  « mais qu’est-ce que je fous la ? » !

 

Finalement la douane passait (et le fameux document trouvé au milieu des blocs notes et autres guides) j’ai rapidement réalisé que :

 

1)      il ne faisait pas si froid (ca n’allait pas duré… un jour de décembre, le mercure a fortement chute et il lui a fallu plus de trois mois pour remonter la pente !)

2)      que New York est une ville aussi géniale, « great », « amazing », « awesome » qu’on le dit  (les américains ont tout un champ lexical de l’exclamation)

 

J’ai aussi rapidement appris que se plaindre était une maladie typiquement française. J'étais bien decidé à lutter donc finient les pleurnichages et en route vers mon aventure américaine !

Par Le jour où - Publié dans : Mes jours a New York
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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 02:08

Deux jours seulement après avoir « atterrie » a New York (a comprendre au sens propre comme au figure), j’ai enfile mon bleu de travail (a l’occurrence tailleur et talons hauts…) direction un building de 50 étages, mon nouveau lieu de travail.

 

D’après le site www.techno-science.net, la ville de New York compte 5137 gratte-ciel (hauteur supérieure à 152m). Ca donne une idée – j’ai googlelise au hasard pour voir si je trouvais l’info… on trouve tout ce qu’on cherche sur Internet (avec un recul critique).

 

Une fois entrée, présentée, photographiée, badgée, staffée, …, j’ai pu découvrir mon « bureau » : un recoin dans un Open-space* !

 

Je devais m’estimer heureuse (« positive américaine attitude » – cf article Le jour ou j’ai rencontre New York) pour plusieurs raisons :

1. Etant dans un « recoin », je n’étais pas en plein passage et donc dans une zone plus calme

2. mon espace vital dépassait le 1m2

3. j’avais accès a la lumière… enfin c’est un peu comme dans le sketch de Gad Elmaleh si je me penche en arrière, en m’appuyant sur une main je peux apercevoir la fenêtre J

 

Trêve de plaisanterie, je me trouvais chanceuse car j’étais localisée  a un étage suffisamment haut pour apercevoir la lumière du jour (aux dix premiers étages de chaque immeuble, on a l’impression qu’il fait nuit en pleine journée)

 

Les New Yorkais ont un sens du pratique et de l’optimisation du temps (aussi bien que de l’espace) sur lequel nous devrions prendre exemple. Leur pragmatisme explique ce qu’on pourrait appeler le rituel du matin.

 

New York ne s’éveille pas a 5h mais plutôt a 7h du matin. A cette heure la, les marchands de bretzels et hotdogs ambulants poussent leurs chariots jusqu'à leur emplacement quotidien et la ville commence à embaumer les odeurs de friture et de shawarma… Puis les rues se remplissent petit a petit d’hommes en costards cravates portant un sac a dos (en vue de leur séance de sport du soir) et de femmes élégantes portant des chaussures de sport (en hiver) ou des tongs (en été)… Si les personnages de Zola s’enfoncent dans les entrailles de la terre, le matin New York fourmille de travailleurs à col blanc qui s’enfoncent dans les halls de hauts immeubles.

 

 

Etant donne la qualité médiocre du métro new yorkais (qui sera l’objet d’un autre article), beaucoup de new yorkais se rendent à pieds sur leur lieu de travail. Et le matin, il y a une ambiance particulière dans la ville… Certes, il y a le bruit, passage d’un camion de pompier, travaux qui commence des les premiers rayons du jour,  klaxons, premières conversations téléphoniques du jour : tous ces bruits sont des sonorités quotidiennes… Il y a bien évidemment les odeurs dont nous avons parle (j’avais omis de mentionner celle beaucoup moins glamour de certains jours étés ou les égouts refoulent a cause de la chaleur mais on ne s’attardera pas sur ce sujet)… Les bouches d’égout qui fument en hiver contribuent également à créer cette atmosphère propre à New York.

 

Mais il y a surtout la lumière! Celle qui éclaire horizontalement la ville entre les immeubles de l’extrémité de la presqu’ile mais aussi celle qui est légèrement filtrée a travers les arbres. New York est une ville de béton mais qui compte un nombre impressionnant de parcs petits ou grands. J’ai eu la chance de commencer mon pericle new yorkais en séjournant a cote du plus grand d’entre eux et le matin Central Park a un aspect magique… C’est toujours difficile de décrire une atmosphère par des mots, j’espère que ce cliche de Central Park un matin d’hiver en donnera une meilleure idée. 

 

 

 

Et c’est finalement cette atmosphère si particulière des deux premières heures du jour qui permet de garder le sourire avant de commencer une journée de travail.

 

*Je ne pourrais definir l' "OpenSpace" qu'une autre de mes comparses blogeuses... http://lacolinette.canalblog.com/tag/Open%20space Je vous laisse lire ca vaut le détour!

Par le-jour-ou.over-blog.com
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